Le speed jobbing séduit les patrons

Le speed jobbing séduit les patrons

Article original sur le site de « la côte » : https://www.lacote.ch/articles/regions/district-de-nyon/le-speed-jobbing-seduit-les-patrons-743513

Article rédigé par « Marie-Christine Fert »

Pour la deuxième édition de ce forum, l’Ecole professionnelle commerciale a reçu deux fois plus d’entreprises.

«Suite à notre premier speed jobbing, nous avons eu de très bons retours des élèves mais aussi des entreprises. Certaines, qui n’étaient pas présentes, nous ont appelés pour nous demander pourquoi on ne les avait pas contactées», souligne Katia Veluz. Cette professeur d’économie et de droit à l’Ecole professionnelle commerciale de Nyon (EPCN) pilote pour la deuxième fois, et avec le même enthousiasme, ce forum. Il a commencé mardi soir avec le secteur de la vente et se poursuit ce jeudi avec le commerce.

Comment ça marche?

Dans 6 salles de classe, 4 tables sont installées pour des entretiens. L’étudiant se trouve en face du responsable des ressources humaines de la société qu’il a choisie. Chaque rencontre dure 7 minutes, plus 3 minutes de débriefing. Des sabliers ont été confectionnés spécialement. Pour préparer les jeunes, l’EPCN a organisé des ateliers avec un spécialiste en vue de les aider à enrichir leur curriculum vitae (CV). «L’an passé, des entreprises nous avaient indiqué que les CV des élèves ne mettaient pas suffisamment en valeur leurs parcours», relève Katia Veluz. Pour la troisième édition, l’école prévoit l’intervention d’un coach pour apprendre à se présenter devant un employeur.

Le nombre de participants?

Sur les deux jours, 70 étudiants se sont inscrits alors qu’ils n’étaient qu’une quarantaine l’année dernière. Nouveauté: ce speed jobbing a été ouvert aux élèves de toutes les EPC du canton. Du côté des entreprises c’est encore une plus forte progression. Elles étaient une vingtaine sur les deux jours, en 2017. Cette fois-ci, elles sont une cinquantaine. La palette est large: de grandes enseignes comme Migros, Ikea, des banques comme Pictet, UBS, des organismes tels que l’UEFA, le TCS ou encore des communes comme Coppet, Gland et Nyon…

Pourquoi les entreprises sont-elles plus nombreuses?

«Elles ont tout intérêt à être présentes car elles peuvent gagner du temps dans leursdémarches de recrutement. Si une personne leur a fait une bonne impression lors de ces rencontres, elles n’ont plus qu’à la contacter», analyse Catherine Hickel. Cette coach a plus de quinze ans d’expérience dans le conseil en management, la recherche de cadres. Déjà présente l’an passé, elle note que cette édition est «un cran en-dessus». L’ancrage local est également avancé. «C’est important pour nous de nouer des relations avec une école implantée à Nyon», assure Lucie Hérault du service des ressources humaines de Swissquote. L’entreprise glandoise est inscrite pour la première fois.

Des étudiants motivés

«J’ai un élève qui a passé cinq entretiens mardi pour s’entraîner dans le but de décrocher un emploi jeudi», note Katia Veluz. En discutant avec des étudiants, la tension était visible sur certains visages, d’autres étaient plus souriants. Comme Veronica Caguamo. Cette jeune femme est déterminée: en plus de son travail d’aide comptable, elle prend des cours du soir d’employée de commerce. «C’est important pour moi, car je souhaite approfondir mes connaissances», insiste-t-elle.